Les Carmines

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Message par Einris Wedge le Sam 12 Oct 2019 - 18:43

FAMILLE WEDGE
















                                Les Carmines 16c3937bac84a403a39a75fe2d6bf7d7                                                                           Les Carmines Image0

   
                                         Marcus Wedge, 27 ans à l'époque                                                                                                                  Aurore Bel Espoir, 19 ans à l'époque


Il n'était pas rare que des figures connues des Carmines soient conviées aux fêtes de la Maison Bel Espoir. On pouvait d'ailleurs y voir quelques bourgeois provenant de la capitale, soucieux d'être là où il faut quand il faut ou tout simplement curieux. Pourtant, personne ne pouvait mettre un nom ni un visage sur la gouvernante de la Maison. D'après certains, ce serait une magicienne mystérieuse faisant apparaître monts et merveilles sur le bout d'une baguette magique. Pour d'autres, ce serait une vieille dame en fin de vie sur son lit de mort. Quoiqu'il en soit, la seule figure de la Maison Bel Espoir qui était connue des carmines fut la magnifique Aurore. Au centre de l'attention, cette femme n'était que grâce et coquetterie, toujours vêtue de robes spectaculaires et coiffée comme les plus grandes dames du continent.

LE BAL DE LA MAISON BEL ESPOIR











Un soldat arrive en trombe dans le bureau du sous-officier, haletant et lui tendant directement une lettre, en oubliant le salut règlementaire.

Le Sergent lève le sourcil, réceptionne la lettre dans sa main gantée et repose son regard d'acier sur le soldat indiscipliné. "Et bien, Cobb, nous ne saluons plus ici ?"

Le soldat hausse à son tour le sourcil... Puis l'autre, se rendant compte de la faute. Il exécute son salut dans une action si maladroite qu'un rire moqueur s'échappe des lèvres de son supérieur. Il se reprend.
"Pardonnez-moi, mon Sergent, je suis simplement... Ailleurs. Nous avons reçu une missive de la Maison Bel Espoir et cette dernière vous est adressée."

"De la Maison Bel Espoir ? Hm... Qu'est-ce qu'ils nous veulent encore, ceux-là..." Dit-il sur un ton ennuyé ou indifférent, à l'appréciation du soldat. Il ouvre soigneusement la lettre et la parcourt du regard, rapidement. "Cette famille m'étonnera toujours, avec leurs artifices superflus. Ils auraient très bien pu vous demander de me communiquer le contenu de cette lettre inutile." Ronchonne avec dédain le Sergent, qui n'était jamais intéressé par les bals et autres évènements qu'il qualifiait comme des conneries regroupant les plus grands cons de la région. Il dépose la lettre sur son bureau, faisant un signe de la main à Cobb, l'invitant à sortir. "Allez prévenir les autres. Équipez-vous tous pour une protection, nous irons au bal de la Maison Bel Espoir."



Les brigadiers se préparèrent en conséquence et furent tous dans la cour à une vitesse étonnante, tous espérant que le Sergent ne soit pas là avant que tout le monde soit prêt. Ils s'alignent tous approximativement, on reconnait là qui sont les nouveaux.


"Nous sommes prêts, Sergent." Dit Cobb, après avoir eu la permission d'entrer dans le bureau.

Le Sergent se lève lentement et pousse un simple soupir en guise de réponse. Il descend les marches en compagnie du soldat maladroit. Une fois devant la ligne, il fronce les sourcils. Il s'avance vers un soldat et le pousse, celui-ci ne bronche pas et se replace correctement. Il n'est pas nouveau. Le Sergent en pousse un autre qui, surpris par l'action et peu habitué au port d'armure, tombe. "Bougez vos culs et faites-moi un rang correct."


Les soldats, à l'unisson, font tinter leurs armures jusqu'à ce qu'un silence morbide s'installe. Le Sergent les épie toujours avant qu'un fin sourire n'apparaisse sur son visage.


"Fort bien. Aujourd'hui, nous allons nous charger de la protection du bal de la Maison Bel Espoir. je ne veux ni mot qui sorte de votre bouche, ni nourriture qui y entre. J'attends de vous une discipline impeccable et je ne me gênerai pas pour vous punir." Dit-il, avec la froideur qu'on lui connait.


Personne n'osait parler dans le rang. Ils entamèrent la marche jusqu'à la Maison Bel Espoir. La bâtisse était impressionnante et très reculée de la ville. Dans une soirée d'hiver, la dimension qui s'installait était sombre, lugubre. Certains soldats se sentaient mal à l'aise, les rumeurs à cette époque là affluaient à une telle vitesse que tout le régiment des carmines était au courant : Il paraissait qu'un véritable monstre logeait là bas, une personne si sombre qu'elle est devenue ombre. Si sombre que personne ne peut la voir, cela expliquait toutes les craintes des carminois quant à la méconnaissance de la vieille dame qui tenait les lieux.

Une fois arrivés, une silhouette féminine semblait attendre sur le pas de la porte, accompagnée par ce qui semblait être un vieil homme. Les hommes approchaient de plus en plus de la grande maison qui paraissait de plus en plus petite. Arrivés devant, ils constatèrent qu'elle n'était pas si grande que ce qu'on prétendait mais qu'elle était tout de même symbole de richesses : quelques dorures laissaient imaginer que les fondations étaient faites en or. La silhouette s'avance à la rencontre du Sergent. Des pieds invisibles sous une robe magnifiquement cousue, une chevelure d'or tombant sur les épaules, un visage si beau que l'on oublierait son existence : C'était Aurore Bel Espoir. Elle souriait au Sergent puis aux bras cassés derrière lui.



"Bonsoir à tous." Une voix angélique venait de caresser les oreilles de chacun et chacune.

Le Sergent regardait la créature qui lui semblait être irréelle tant elle lui coupait le souffle.
« Bonsoir ... » finit-il par articuler, sur un ton impressionné.



Un vent glacial pénétrait les armures de tous, faisait légèrement voler la robe de la magnifique représentante de la Maison Bel Espoir. Tous les soldats semblaient prendre froid, contrairement à l’homme impitoyable dont Aurore avait réchauffé le cœur rien que par sa joliesse.




Un homme s’avance, frêle et se met aux côtés d’Aurore. C’était un majordome. « Je vous en prie, entrez tous et toutes. Ne risquez pas d’être malades, je vous expliquerai comment vous placer si vous me le permettez. » Dit-il alors qu’il se tourne vers le Sergent perdu dans ses pensées. Ce dernier hoche simplement la tête.


Les soldats suivent le majordome tandis que le Sergent reste planté la. La demoiselle ne semblait pas non plus vouloir bouger. Que s’était-il passé ?

Quelque chose venait de changer, leurs mondes si différents se sont retrouvés à n’en former qu’un. Le reste n’avait plus d’importance : l’amour brûlant dans les yeux de cet homme avait semblé être à Aurore un amour méconnu, si spécial, unique. Un réel amour, quelque chose qu’aucune femme ne pourrait jamais connaître, quelque chose qu’elle ne connaîtrait plus jamais après lui.




« Entrons. » dit Marcus, sur un ton plus ou moins sérieux. Il essaie de reprendre ses esprits mais son cœur bat la chamade en même temps que celui de la blonde.

Aurore ne répondit pas, prenant simplement le bras de l’homme qu’elle semblait déjà aimer et l'emporta avec elle.



Ni Marcus, ni Aurore n’étaient revenus à la bâtisse ce soir là. Ils ont marché le long du lac silencieux. Quelques poissons faisaient remuer l’eau qui s’écrasait délicatement sur la terre. Une fois la balade finie, ils succombèrent tous deux à s’abandonner l’un à l’autre. L’amour fit ses preuves au premier regard, au premier toucher, au premier baiser.

Les hommes du Sergent, quant à eux, s'étaient placés stratégiquement pour veiller au bon déroulement de la soirée.

Marcus espérait secrètement que ce fut du désir, rien de sérieux. On lui avait enseigné que l’amour n’était que malheur et douleur, l’amour ne faisait que ralentir la progression.

Aurore, quant à elle, s’attendait à revoir son Sergent chaque jour de chaque semaine, revivre la même rencontre et la même nuit.

Ils se séparèrent à la fin de la soirée, Aurore dit aux soldats que le Sergent les attendaient à leur caserne et annonça aux convives la fin de soirée. La nuit fut tourmentée, entre pensées torrides et pensées du cœur.


L’attente était insoutenable pour les deux. Aurore souffrait de l’absence de son Sergent et Marcus souffrait de l’absence de sa belle.

Aurore n’avait jamais eu l’habitude de ne pas avoir ce qu’elle voulait : elle était née comme une reine et vivait comme telle. Marcus n’était jamais tombé amoureux, il lui semblait penser à elle plus qu’à n’importe quoi d’autre.

Quelques lettres suffirent à faire correspondre les deux pendant un mois. Les mots qu’ils lisaient les animaient, ils revivaient des sensations dont ils se délectaient avec grand plaisir, mais cette sensation de manque partagée les empêchaient de vivre pleinement les conséquences heureuses de cette rencontres.




Marcus avait changé du tout au tout : Aurore était son trésor et personne ne pourrait jamais la dérober à lui. Il n’était pas fou ni possessif maladif, il était fou amoureux. Il changea sa vision de voir les choses. Dès à présent, les soirées de la Maison Bel Espoir étaient magiques et appréciables.

A
urore avait toujours rêvé de se marier dans la Cathédrale de la cité blanche à un homme dont la beauté et la richesse étaient sans limites. Finalement, son cœur vacillait pour un militaire ni riche ni le plus beau.

Ils se revoyaient plusieurs fois par semaine et ce train de vie était appréciable des deux côtés : conversations pleines de sens où insensées, amour fait ou ressenti. Ils s’aimaient d’un amour faisant jalouser quiconque les voyait.




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